France Betteraves, sans gêne

Energie

Annonceur :     France Betteraves
Catégorie :         Energie
Agence :              Essuie Glace

Note globale
OIP 2,2
Internaute 0,8

France Betteraves dupe les citoyens. En claironnant sur les qualités écologiques du bioéthanol de betteraves, France Betteraves occulte un bilan énergétique médiocre et un bilan environnemental calamiteux en omettant le recours aux intrants chimiques. Exploité à grand échelle, le pétrole « vert » de France Betteraves pourrait se révéler plus catastrophique pour nos campagnes qu’il n’y paraît.

1. La publicité induit en erreur par les mots employés.
OIP 1
Internautes 0,7
France Betteraves nous présente « La betterave » comme « une réserve inépuisable d’énergie renouvelable »
Faux. D’une part, la culture de la betterave est l’exemple type de l’agriculture intensive qui ne survit que grâce à l’utilisation massive d’engrais d’origine pétrochimique. D’autre part, l’épuisement des terres agricoles françaises par l’usage abusif de produits chimiques compromet leur durabilité. Le bilan énergétique global de la filière d’agrocarburants de betterave est si médiocre qu’on ne peut absolument pas parler d’énergie renouvelable.

France Betteraves claironne « Enfin, une bonne nouvelle, la France, 1er producteur mondial de bioéthanol de betterave »
Inexact. La France est avant tout le leader mondial de la subvention à l’agroéthanol de betterave, un agrocarburant qui n’a rien de biologique ni d‘écologique. Comme le rappelle Jean-Pascal Van Ypersele, vice-président du GIEC (1) « plusieurs études scientifiques montrent que la majorité des agrocarburants actuels, sauf la canne à sucre ou le jatropha n’ont qu’un potentiel médiocre de réduction des émissions (de GES) quand on analyse l’ensemble de leur cycle de vie » (2).
(1) Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat, sous l’égide des Nations-Unies
(2) Libération, 12 décembre 2008

> Fondements :
1-1.1 La publicité ne doit pas tromper le public sur la réalité des actions de l‘annonceur en faveur du développement durable, ni sur les propriétés de ses produits et services en la matière / Recommandation Développement durable (2003)

2-1. La publicité doit proscrire toute déclaration de nature à tromper directement ou indirectement le consommateur sur la réalité des avantages ou propriétés écologiques des produits ainsi que sur la réalité des actions que l’annonceur conduit en faveur de l’environnement / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

2. La publicité induit en erreur par la composition graphique ( images et couleurs )
OIP 1
Internautes 0,7

« Baril vert », « carburant produit en France », utilisation du vocable « bio » et non « agro » qui confère implicitement l’idée d’innocuité, petits papillons voletant, tout est fait pour suggérer que grâce au bioéthanol, la France bénéficierait d’une sorte de « manne pétrolière » directement accessible dans ses champs de betteraves. Le problème est que cette communication occulte le vrai impact écologique du bioéthanol de betteraves (surconsommation d’intrants chimiques) qui ne laissera pas les petits papillons voleter très longtemps.

> Fondements :
1-1.1 La publicité ne doit pas tromper le public sur la réalité des actions de l‘annonceur en faveur du développement durable, ni sur les propriétés de ses produits et services en la matière / Recommandation Développement durable (2003)

2-12. Le choix des signes ou des termes utilisés dans la publicité, ainsi que des couleurs qui pourraient y être associées, ne doit pas suggérer des vertus écologiques que le produit ne possèderait pas / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

3. La publicité affirme quelque chose de vague ou sans preuve
OIP 4
Internautes 0,8

Cette publicité affirme bien des choses précises et apporte des preuves à son discours par la mention des sites Internet. Il n’en demeure pas moins que ces affirmations sont mensongères.

France Betteraves nous parle d’« Un carburant moins cher : -30% à la pompe »
Faux. Contrairement au Brésil, les mesures dites de défiscalisation ne profitent pas à l’automobiliste mais aux seuls industriels. L’automobiliste est au contraire pénalisé puisque le contenu énergétique de l’éthanol est environ 30% inférieur à celui de l’essence et que la consommation de carburant/km est donc augmentée.

France Betteraves nous parle de « 60 % de CO2 en moins dans l’atmosphère »
Faux. Les réductions d’émissions de gaz à effet de serre sont minimes voire négatives. France Betteraves se fonde sur une étude obsolète de 2002, très controversée aujourd’hui. En cause, la méthodologie de calculs utilisée, qui ne prend pas en compte le changement d’affectation des sols (conversion des prairies, déforestation,…), et qui survalorise fortement les co-produits. En outre, les émissions de N2O, puissant gaz à effet de serre produit par les engrais azotés, sont fortement sous-estimées. L’étude européenne JRC-Concawe-Eucar de 2007, qui fait référence, conclut à une réduction de CO2 de 24% seulement pour l’éthanol de betterave, sans même prendre en compte le changement d’affectation des sols. Le bilan global est donc encore bien inférieur, peut-être même négatif, ce qui rend l’éthanol de betterave inintéressant comme carburant de substitution pour lutter contre le dérèglement climatique.

> Fondements :
1-1.1 La publicité ne doit pas tromper le public sur la réalité des actions de l‘annonceur en faveur du développement durable, ni sur les propriétés de ses produits et services en la matière / Recommandation Développement durable (2003)

1-2.5 La publicité ne peut recourir à des démonstrations ou à des conclusions scientifiques qui ne seraient pas conformes à des travaux scientifiques reconnus / Recommandation Développement durable (2003)

2-3. La publicité ne peut recourir à des démonstrations ou à des conclusions scientifiques relatives à l’environnement qui ne seraient pas conformes à des travaux scientifiques reconnus / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

2-7. L’annonceur devra indiquer en quoi le produit présente les qualités qu’on lui attribue et éventuellement dans quel contexte / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

4. La publicité surestime ou exagère le côté réellement vert du produit / société / service
OIP 1
Internautes 0,4

France Betteraves nous parle de « 60 % de CO2 en moins dans l’atmosphère »
Faux. Les réductions d’émissions de gaz à effet de serre sont minimes voire négatives. France Betteraves se fonde sur une étude obsolète de 2002, très controversée aujourd’hui car à cause de la méthodologie de calculs utilisée, qui ne prend pas en compte le changement d’affectation des sols (conversion des prairies, déforestation,…), et qui survalorise fortement les co-produits. En outre, les émissions de N2O, puissant gaz à effet de serre produit par les engrais azotés, sont fortement sous-estimées. L’étude européenne JRC-Concawe-Eucar de 2007, qui fait référence, conclut à une réduction de CO2 de 24% seulement pour l’éthanol de betterave, sans même prendre en compte le changement d’affectation des sols. Le bilan global est donc encore bien inférieur, peut-être même négatif, ce qui rend l’éthanol de betterave inintéressant comme carburant de substitution pour lutter contre le dérèglement climatique.

> Fondements :
1-1.1 La publicité ne doit pas tromper le public sur la réalité des actions de l‘annonceur en faveur du développement durable, ni sur les propriétés de ses produits et services en la matière / Recommandation Développement durable (2003)

2-6. La publicité ne doit pas donner ou paraître donner une garantie totale ou complète d’innocuité dans le domaine de l’environnement, lorsque les qualités écologiques du produit ne concernent qu’un seul stade de la vie du produit ou qu’une seule de ses propriétés / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

2-8. L’allégation ne doit pas induire que le produit présente des caractéristiques particulières au regard de la réglementation et des usages, dès lors que tous les produits similaires présenteraient ces mêmes caractéristiques relatives à la protection de l’environnement / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

2-13. Dans le cas où il serait impossible, compte tenu des difficultés rencontrées en la matière, de justifier de formulations globales, la publicité utilisera de préférence des formulations telles que  » contribue à la protection de votre environnement par… « ,  » contribue à protéger votre environnement par… « ,  » contribue à l’environnement par…  » en ajoutant des précisions nécessaires sur les éléments concernés / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

5. La publicité met en scène des comportements contraires aux exigences de protection de l’environnement
OIP 4
Internautes 1,3

Réduire la nature (betteraves ou autres) à une simple ressource sans prendre en considération l’impact qu’aura son exploitation sur la nature n’est pas très écocompatible. Certes France Betterave ne fait pas l’apologie de l’incivisme écologique mais son attitude n’est pas responsable.

> Fondements :
2-14. Aucune publicité ne peut représenter des comportements contraires à la protection de l’environnement sans correctif positif, non plus qu’inciter à des comportements contraires à la protection de l’environnement / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

Note globale

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2.2

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La publicité induit en erreur par les mots employés

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1.0

Internaute 1.3

La publicité induit en erreur par la composition graphique ( images et couleurs )

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1.0

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La publicité affirme quelque chose de vague ou sans preuve

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4.0

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La publicité surestime ou exagère le côté réellement vert du produit / société / service

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La publicité met en scène des comportements contraires aux exigences de protection de l'environnement

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Derniers commentaires

  1. Commentaire de antovador, le 15 juillet 2009 - Note : 0.4

    Caro et Coccinelle, vos arguments ne sont pas convaincants, mais alors pas du tout. D’abord pour chercher des informations ce n’est certainement pas dans la presse ou le propre site de France bettraves qu’il faut chercher. Quant a l’usage de la couleur verte elle « n’appartient » á personne mais elle devient abusive pour le « greenwashing » c’est un fait, pas un argument de « pimousse » Coccinelle

  2. Commentaire de coccinelle, le 24 mars 2009 - Note : 5.0

    si les produits agricoles ne peuvent pas faire leur pub avec du vert, le rouge doit être interdit aux non-communistes etc, c’est un argument idiot..et si « Pimousse » ne sait pas différencier des feuilles de betteraves et des feuilles de salade, il va falloir qu’il aille un peu plus à la campagne!!!
    moi je l’ai trouvé marrante cette pub, et surtout un pied de nez aux lobbies pétroliers qui pour des intérêts économiques tout a fait compréhensible pour eux , font obstacle aux biocaburants
    Quant à la réalité des chiffres, ils paraissent réalistes (art du figaro d’hier 22 mars)et justifiés sur leur site (j’ai été voir)
    Par contre, quid des ONG qui se font payer pour « donner des conseils-greenwashing » pour les pubs , Est -ce un hasard si ces pubs-là ne sont pas attaquées alors qu’elles sont limites: faut-t-il payer le plus d’Ong possible pour dire ce qu’on veut sur le concept bio ou écologique? ça pour le coup cela me choque beaucoup

  3. Commentaire de caro, le 18 mars 2009 - Note : 5.0

    Les biocarburants sont une des solutions les plus plausibles à l’heure actuelle. Le prix du baril et la dépendance energetique, non merci ! Nous avons des ressources en France disponibles, elles sont là pour nous y aider.

  4. Commentaire de pimousse3000, le 17 mars 2009 - Note : 0.0

    Quelle horreur, du carburant « BIO »!!!!
    Quelle catastrophe d’en produire et en plus d’en faire la publicité, sur fond de ca ne pollue pas.
    Perso je trouve le logo FB ressemblant à AB…
    Sans parler du tonneau vert, sur les jeunes pousses de salade, et de la pitite coccinelle toute mimi toute gentille !
    « 60% de CO2 en moins » , « 30% moins cher », « milliers d’emplois CREES? » : que des affirmations sans preuves et assez graves et trompeuses.

    vraiment zéro pointé!

    question ouverte : avez vous vu des pubs pour le « gazole optimum »? un nom qui en jette n’est ce pas?

  5. Commentaire de Lefilou, le 12 mars 2009 - Note : 5.0

    Une pub fortement critiquée alors que l’éthanol est la seule alternative à l’essence d’origine pétrolière pour les voitures sur les longs parcours.
    Clin d’oeil à la bonne nouvelle sympathique dans la morosité ambiante

  6. Commentaire de Antilobby, le 10 mars 2009 - Note : 5.0

    Enfin des messages positifs en ces temps de marasme et de chômage.
    Des investissements et des emplois sur le territoire ce n’est pas du luxe, alors que la plupart des sociétés dans leurs courses aux profits préfèrent les faire à l’étranger.
    Alors qu’il n’y a presque plus d’industrie en France, heureusement qu’il reste l’agriculture avec ses 600 000 entrepreneurs. Il faut les soutenir, ainsi que ce type d’initiative face aux multinationales pétrolières qui nous enfument avec leur pétro-nécro-carburant. Au moins le CO² des biocarburants (colza, betterave, …) est en partie recyclé, même s’il ne l’est pas complètement. Quand aux – 30% à la pompe, je comprends que cela les dérange, c’est bien pour cela qu’ils ont saboté l’ouverture des pompes. Même refrain en ce qui concerne la surconsommation qui pourrait être réduite avec des moteurs adaptés.

  7. Commentaire de jeanclaudeparis, le 10 mars 2009 - Note : 4.6

    Je pense au contraire que le bioéthanol de betterave est une bonne solution pour l’avenir.

  8. Commentaire de caro, le 10 mars 2009 - Note : 5.0

    Toutes les critiques emises ici ne sont pas clairement justifiées. Voici des arguments pour mieux expliquer ces faits:
    France Betteraves nous dit que « La France, 1er producteur mondial de bioéthanol de betterave »
    L’éthanol de betterave permet de réduire de 60% les émissions de CO2 par rapport à l’essence, une réduction validée avec la méthodologie issue du Grenelle de l’environnement et confirmée par la Commission européenne, ce qui est loin d’être médiocre. La France peut donc se féliciter d’en être le premier producteur au monde. Le mot biocarburant est le terme officiel pour définir les carburants produits à partir de matériaux organiques renouvelables est « biocarburant » (Commission générale de néologie et de terminologie JO du 22-07-07, NOR CTNX0710514K). Tenter de restreindre l’usage de l’adjectif « biologique » ou du préfixe « bio » à la seule agriculture ainsi désignée est une méprise de l’étymologie et relève d’éléments subjectifs.
    France Betteraves nous parle « Des centaines de millions d’euros d’investissement »
    La filière a autofinancé l’ensemble des usines et n’a bénéficié d’aucune subvention pour bâtir ces outils. Le secteur betteravier n’est pas en difficulté après la réforme de l’OCM sucre, en particulier en France, un des pays les plus compétitifs en Europe et de ce fait les moins touchés par la réforme, en termes de capacité de production.

    France Betteraves nous parle « Des milliers d’emplois créés ».
    Le rapport mentionné remonte à 2005 date à laquelle l’éthanol bénéficiait d’une exonération fiscale partielle de 33 €/hl, depuis lors cette exonération a baissé de 36%, les chiffres mis en avant sont donc tout à fait obsolètes. Compte-tenu de la situation économique actuelle et à l’heure où des milliers de français sont préoccupés par le chômage, il est bien malvenu, pour ne pas dire provocateur, de distinguer emploi créé ou emploi maintenu : un emploi est un emploi et de fait la filière éthanol permet d’en créer ou d’en maintenir plusieurs milliers puisque la production de 1000 tonnes d’éthanol de betteraves permet de créer ou maintenir 5 à 6 emplois directs ou indirects contre 0,02 pour la production de 1000 tonnes d’essence (PriceWaterHouse Coopers, externalités de la filière éthanol de betterave, 2004).

    France Betteraves nous parle d’« Une production non délocalisable »
    Ces affirmations révèlent une profonde méconnaissance de la filière : l’éthanol produit à base de canne à sucre possède en effet un très bon rendement énergétique car la bagasse (résidu de la canne broyée) est utilisée comme combustible en distillerie ; cet éthanol de canne y bénéficie en outre d’une défiscalisation totale par rapport à l’essence. L’éthanol produit à base de betterave en Europe possède d’une part un rendement énergétique trois fois supérieur à celui de l’essence et permet en outre de fournir des co-produits utilisés en alimentation animale (pulpes). Ainsi, en moyenne, cultiver un hectare destiné à produire de l’éthanol revient à cultiver un demi-hectare pour l’alimentation animale. Ces co-produits permettent précisément de réduire les importations de protéines animales en provenance d’Amérique du Sud et à destination de l’alimentation animale. Cette filière contribue ainsi à la fois à réduire notre dépendance énergétique et notre dépendance en alimentation animale.

    France Betteraves nous parle de « 60 % de CO2 en moins dans l’atmosphère »
    Le chiffre de 60% de réductions des émissions de CO2 provient de deux sources différentes et concordantes : d’une part une étude réalisée au printemps 2008 par Price Waterhouse Coopers utilisant la méthodologie retenue par l’Ademe et l’IFP dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et d’autre part les données actualisées en novembre 2008 par la Commission européenne dans la directive sur la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables dont l’adoption est en cours à Bruxelles. L’étude citée par les ONG va faire l’objet très prochainement d’une actualisation car les données agronomiques et industrielles utilisées pour la betterave y sont totalement obsolètes, ce qui limite considérablement le caractère de référence de cette étude. Enfin, le développement de la filière éthanol de betterave ne génère aucun changement d’affectation des sols puisque depuis 10 ans, les surfaces cultivées en betteraves (tous usages) ont plutôt diminué.

    France Betteraves nous parle d’« Un carburant moins cher : -30% à la pompe »
    Le superéthanol E85 est actuellement vendu à la pompe autour de 0,80 €/litre contre 1,15€/litre pour le super SP 95, ce qui représente bien une baisse de 30%. Ce niveau de prix permet un gain non négligeable au kilomètre parcouru malgré une consommation de carburant plus élevée. Ce gain est d’autant plus important que le prix de l’essence est élevé ; le prix de l’éthanol jouant comme un stabilisateur du prix de l’essence.

    France Betteraves nous présente « La betterave, une réserve inépuisable d’énergie renouvelable »
    Ces vingt dernières années, le rendement moyen de la betterave en France a augmenté de 50% alors que dans le même temps, l’apport moyen d’engrais azoté a diminué de 45% et les quantités de produits phytosanitaires utilisés ont diminué de 30%. Un hectare de betterave cultivé en France permet actuellement de produire 8 500 litres d’éthanol soit plus que la canne à sucre et au moins autant que les rendements attendus pour l’éthanol de 2nde génération utilisant la plante entière.

    France Betteraves confirme que les éléments chiffrés utilisés sur l’apport économique, environnemental et énergétique du bioéthanol de betterave sont totalement objectifs et incontestables et sont confirmés par plusieurs études d’organismes étatiques français ou européens en charge du dossier.
    Notes :
    (1) Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat, sous l’égide des Nations-Unies
    (2) Libération, 12 décembre 2008

  9. Commentaire de amosapiens, le 4 mars 2009 - Note : 0.4

    Les bio-carburants? Une farce des multinationales pour nous faire croire qu’elles s’inquiètent de la pollution de notre planète!
    En effet, ces carburants ne sont pas une alternative viable, car il n’y a pas assez de terre arables pour produire des bio-carburants en quantité!

    Il faut choisir, rouler à la betterave ou se nourrir?

  10. Commentaire de alecs.y, le 2 mars 2009 - Note : 2.2

    Les bio-carburants sont très critiqués. Quant au côté « non délocalisable », je doute fort que les autres pays ne puissent pas important de la bettrave chez nous …

  11. Commentaire de winamax, le 28 février 2009 - Note : 0.2

    Que des informations non vérifiables par le lecteur/consommateur:
    - les emplois crées ne le sont pas encore et sont seulement une prévision,
    - « 60% de CO2 en moins » ? pas d’informations sur les études faites pour trouver l’analyse complète du cycle de vie et surtout sur ce qui est pris (ou pas) en compte dans cette évaluation,
    - « un carburant moins cher » grâce aux aides nationales et selon quelle référence ? Le prix du baril choisi peut être celui du pic que l’on a connu il y a peu de temps…
    - et évidemment tous les problèmes connexes liés au agrocarburants (utilisation de nourriture comme carburant, modification des cultures, pollutions des eaux et des sols pour améliorer les rendements, etc)
    Que mettre d’autre qu’une note proche du nulle!

  12. Commentaire de flagromeo, le 24 février 2009 - Note : 0.6

    Cette publicité induit en erreur et est mensongère. En effet, une énergie renouvelable est une énergie renouvelée naturellement issue de sources naturellement inépuisables (vent, eau, soleil, biomasse, géothermie) La betterave n’en est pas une. La confusion est orchestrée entre « énergies renouvelables » et énergies dites « plus propres ».

  13. Commentaire de RoKodA, le 19 février 2009 - Note : 0.2

    Alors celle là c’est ma préféré. Quand on sait que déjà la production alimentaire dans le monde est insuffisante.
    On nous incite à consommer plus de bioéthanol (moins cher, moins polluant) en nous disant que c’est une réserve inépuisable. Inépuisable si on attaque tous une grève de la faim peut être. Mais je préfère marcher et manger que rouler et jeuner.

  14. Commentaire de shaiton, le 14 février 2009 - Note : 0.4

    Remplacer un produit très polluant par un autre qui l’est moins, ça part d’un bon sentiment.
    Mais le problème arrive quand ce produit engrange plus de pollution qu’à l’origine. Culture intensive = Plus de pesticides ! (Voir même encore plus si utilisation d’OGM).
    De plus, nous n’avons déjà pas assez de terres fertiles utilisée pour nourrir la planète !

    « Pour l’agence, l’augmentation de la production de biocarburants est en partie responsable de la hausse des prix agricoles et de la crise alimentaire mondiale. Selon l’organisme, cette production a triplé entre 2000 et 2007 pour s’élever à 2 % de la consommation mondiale de carburant. »
    Je vous propose de lire l’article, sur
    http://terresacree.org/biocarburants4.htm
    (Je n’y suis affilié d’aucune manière si ce n’est par un flux rss :p).

    On comprendra donc le danger de ce carburant « vert ».
    La publicité repose en grande partie sur Logos, l’affirmation abusive de données. 60% de CO2 en moins dans l’atmosphère ? C’est bien ça, mais les chiffres prennent quoi en compte ? Est-ce qu’ils comptent seulement le cout de la production d’essence, ou également celui des pesticides, des tracteurs, etc. Et qu’en est-il des arbres qui sont arraché pour une telle agriculture (Amazonie, pas certain que c’est directement un rapport avec la cette pub, néanmoins ça peut l’être dans les statisques, sans références.)

    Et puis parlons des animaux et insectes.
    On peut voir sur la photo une coccinelle. De quoi ce nourrit-elle ? De puceron. Tués par l’agriculture intensive. Les papillons ? (j’ajouterai également les abeilles) Tuées également par l’agriculture intensive.

    [Je découvre seulement ce site, noble cause, merci et bravo !]

  15. Commentaire de djarno, le 13 février 2009 - Note : 0.0

    beaucoup trop de vert… et je n’aime pas le mot « inépuisable », rien est infini dans un monde fini !

  16. Commentaire de robinet, le 11 février 2009 - Note : 0.0

    Je mettrais un zéro pointé. Cela est clair pour tous les premiers points notamment du fait des intran chimiques nécessaires à la culture et de la perte d’énergei que représente cette filière. Il y a une réévaluation de la filière par l’ademe à ce sujet.
    Pour le dernier point, faire croire que l’on va continuer à se comporter de la même façon au niveau des transports est anti écolo. La représentation du gros bidon vert qui fait croire que du carburant vert en grande quantité est possible et que le maintient de notre société du transport est donc possible mérite zéro.

  17. Commentaire de bubul01, le 9 février 2009 - Note : 0.6

    Cette pub fait croire que la betterave est issue de l’agriculture biologique alors que rien ne le garanti, car un carburant dit bio produit avec des pesticides polluants pour faire pousser les plantes, c’est pas tellement écologique il me semble !

  18. Commentaire de SB2, le 8 février 2009 - Note : 1.2

    A mon avis, cette publicité contrevient entre autres, à l’article 2.6 des règles déontologiques applicables à l’utilisation d’arguments écologiques. Pourquoi? Car elle paraît donner une garantie totale ou complète d’innocuité dans le domaine de l’environnement en mettant en scène des papillons et une coccinelle alors que ces insectes ne sont en aucun cas présents dans les champs de betteraves étant donnée l’utilisation massive de produits phyto-sanitaires afin d’obtenir un rendement maximum. La monoculture a grande échelle est le principal vecteur de destruction de la biodiversité.
    Production non délocalisable??? Et pour quelles raisons???
    60% de CO2 en moins dans l’atmosphère !!! Argument totalement gratuit. 60% en moins… par rapport à quoi… Quel est le bilan Carbone globale??? Cette publicité se focalise seulement sur le bénéfice à l’utilisation alors qu’en terme de développement durable et de protection de l’environnement, c’est l’analyse du cycle de vie global qui compte…
    Je passe sur les termes Baril vert et Réserve inépuisable, sachant que le pourcentage de terres agricoles épuisées, ne vivant que sous perfusion de produits phytos issus de l’industrie pétrolière, croît chaque année dans l’indifférence générale. Le pire est que la production d’agro-carburant à des taux de rendement élevé (imposé par les investisseurs et le marché !!) ne sont possibles que grâce l’industrie pétrolière… Combien de litre de pétrole pour un litre de jus de betteraves…Cherchez l’erreur…

  19. Commentaire de jdehondt, le 8 février 2009 - Note : 0.8

    Tout a déjà été dit dans la très bonne communication intitulée « L’agroéthanol de betterave est une très mauvaise nouvelle pour l’environnement, les consommateurs et les contribuables. »

    (Pour Mike) Attention, la restriction de l’usage du terme ou du préfixe bio ne s’applique qu’aux produits alimentaires.

  20. Commentaire de ut0pian, le 8 février 2009 - Note : 0.0

    Le ponpon là je crois !
    Toute personne s’étant attardée un temps soi peu sur les enjeux de ce sujet devrait savoir que ces biocarburants sont une arnaque… qui sont en partie à l’origine de la crise que connaissent les pays pauvres en Afrique ou en Amérique de Sud, pour plus de rentabilité on ne vent plus aux pauvre de la nourriture mais on vend de la nourriture aux riches d’occidents pour faire rouler leur 4×4.
    Une fois encore une honte, et le pire dans tout ça c’est que c’est français… cocorico…

  21. Commentaire de blackdove_gb, le 8 février 2009 - Note : 1.4

    Le texte induits plusieurs erreurs:
    - la France est le premier producteur d’éthanol issu de la betterave, certes mais il n’est pas le premier (et de loin) producteur d’agro-éthanol,
    - la production d’agro-éthanol est parfaitement délocalisable,
    - 60% de CO2 en moins (sources ?) cela fait toujours 40% d’émissions auxquelles il faut ajouter ce qui n’est pas pris en compte dans le calcul (certaines sources indiquent que la production d’agro-éthanol émet plus de CO2 (défrichage, engrais, raffinage, transport…) que l’utilisation de pétrole),
    - il s’agit d’un carburant qui coûte plus à produire que l’essence et c’est grâce aux subventions qu’il est moins cher à la pompe (mais le consommateur paie plus cher ses aliments car la production d’agro-carburants entre en compétition avec),
    - la betterave n’est pas une ressource inépuisable (appauvrissement des sols, engrais issus du pétrole, surfaces cultivables…).

  22. Commentaire de antovador, le 7 février 2009 - Note : 0.4

    Ce que la pub ne dit pas :
    - augmentation du prix du kilo de bettraves alimentaires.
    - diminution des surfaces agricoles de bettraves pour l’alimentation.
    - pollution durant le processus de production de l’ethanol
    Du fait que ce n’est pas alimentaire on a un possible usage illimité dans les champs de bettraves de pesticides et produits chimiques qui polluent l’environnement. Cette pub est trompeuse

  23. Commentaire de wwf, le 7 février 2009 - Note : 2.2

    Bonjour,

    Nous vous rappelons que L’Observatoire Indépendant de la Publicité est un espace ou l’argumentation prime avant tout. Vous avez à votre disposition, à la rubrique « Ressources / Infos« , les règles déontologiques applicables à l’utilisation d’arguments écologiques et applicables au développement durable, définies par l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP), ainsi que des éléments de lois concernant la publicité.

    Expliquez nous en quoi la publicité que vous commentez contrevient ou ne contrevient pas à ces règles. Une analyse de L’Observatoire sera rendue le 1er mars 2009 sur les six publicités présentées en page d’accueil et s’appuiera volontiers sur les éléments de réponses que vous nous aurez suggérés.

    Bien cordialement à tous,

  24. Commentaire de Godilhaire, le 6 février 2009 - Note : 0.0

    Le productivisme agricole est un danger pour cette planète… Toute acte de publicité allant dans ce sens -productivisme- doit être considéré comme un acte contre cette planète, cette publicité est réellement de cet ordre.
    Un bandeau doit être placé en bas pour indiquer : « danger : productivisme agricole ».

  25. Commentaire de Louisa, le 5 février 2009 - Note : 2.0

    Assez d’accord avec l’analyse de skai.

    Dubitative sur l’association « betterave-inépuisable-durable » et plus généralement sur l’affirmation sous-entendue que l’exploitation de la betterave pour du bioéthanol est un comportement respectueux de l’environnement (couleur verte, mention « baril vert », etc.).

  26. Commentaire de DIOGENE83, le 4 février 2009 - Note : 0.6

    L’agrocarburant est une solution mercantile désastreuse.

  27. Commentaire de fanfanlu, le 4 février 2009 - Note : 0.2

    si l’on fait de la culture intensive (avec des pesticides) de betterave tout ça pour mettre dans notre voiture quelle belle avancée!! Ne faudrait-il pas mieux revenir à une agriculture plus raisonnée et locale et réfléchir à nos transports bien souvent inutiles, on consommerait beaucoup moins de carburant…

  28. Commentaire de skai, le 4 février 2009 - Note : 3.8

    Bio carbruant = carburant issu du vivant. Correct.

    Le cycle de vie de la betterave (donc, son cycle carbone) étant plus court que celui du pétrole (!!), les rejets CO2 sont meilleurs.

    Seul bémol légèrement « sans preuve » sur l’aspect inépuisable de la source d’énergie… (une bonne épidémie de maladie de la betterave, et hop)

    NB : on devrait aussi lutter contre la désinformation générale qui fait rimer « bio » (= label de production, « organic » étant le terme anglosaxon), et « sain » ou « écologique ».
    Ca n’a rien à voir, mais ce n’est pas le débat ici.

  29. Commentaire de mike, le 4 février 2009 - Note : 0.2

    La mention « biocarburant » ou « bioéthanol » est fausse, car le préfixe « bio » désigne un élément naturel, issu de l’agriculture biologique, et par extension un produit sain.
    Or dans l’annonce réalisée ici, rien de montre que les betteraves sont issues de l’agriculture biologique.

    De plus, quel est le bilan énergétique de la production de betteraves ? Est-il réellement durable ? Si on considère l’usage des produits chimiques utilisés en agriculture conventionnelle pour produire ces betteraves, que peut-on en conclure de durable ?

  30. Commentaire de paulinegomez, le 3 février 2009 - Note : 0.4

    Le baril est peint en vert… C’est astucieux mais ça ne leurre personne sur le fait que les nécro-carburants ne sont en rien écologiques du fait qu’ils consistent principalement à brûler des végétaux pour… faire rouler des voitures… Bio=la vie, et l’éthanol de betteraves n’est pas un carburant vivant, c’est un carburant qui exploite et tue le vivant, donc le terme bio carburant est un mensonge, une contrefaçon.