Skip, concentré d’omission

Entretien

Le spot TV de Skip (Unilever) est principalement porté sur l’argument de la réduction de l’emballage – nous n’aborderons pas le paradoxe qui a conduit la marque a distribuer 13 millions d’échantillons pour faire connaître le produit -. Essentiellement focalisé sur cet argument, Skip oublie de nous parler de l’impact de la lessive elle-même sur l’eau, créant ainsi une disproportion flagrante entre les qualités réelles du produit et ses avantages écologiques mis en avant.

La publicité induit en erreur par les mots employés.

Voici la voix off tout au long du spot publicitaire, récité par un enfant… attendrissant.
« Skip, petit et puissant. Il est trois fois plus concentré. Alors il faut trois moins d’eau pour le fabriquer. Trois fois moins d’emballages. Tout petit ta bouteille. Et trois fois moins de camions pour le transporter. Skip, petit et puissant. Tous les enfants ont le droit à un monde meilleur. »

Skip focalise son discours sur la réduction de l’emballage. Le gain économique du à la réduction des emballages et des transports est, aujourd’hui par opportunité en terme d’image, un acte de réduction de l’impact environnemental. Certes, moins de camion sur la route génère moins de pollution. Mais en attirant l’attention du spectateur sur ce point bien précis, sont omis les impacts potentiels du contenu de la lessive. En effet, sa composition est loin d’être majoritairement à base végétale et ne pourrait prétendre, à minima, à l’écolabel européen.

L’allégation « trois plus concentré, donc trois fois moins d’eau pour le fabriquer » n’est pas justifiée sur le site Internet. Après avoir appelé le service consommateur mis en place par Skip, l’allégation est, selon eux, vérifiée par le centre de recherche de la marque et le pourquoi du comment est protégé par le secret industriel. Nous n’obtenons pas de réponse satisfaisante et ne pouvons que leur faire confiance. Si la mention avait été « 5 fois moins d’eau pour le fabriquer », nous n’aurions pas d’avantage pu le vérifier. « Trois fois plus concentré, donc trois fois moins d’eau » semble donc n’être qu’un calcul faussement logique, par une équivalence supposée des chiffres.

Nous avons posé la question suivante au service consommateur : est ce que trois fois plus concentré signifie des produits chimiques plus forts, sachant qu’il faut mettre moins de produit dans la machine ? La personne n’a pas voulu nous répondre sur ce point mais nous a assuré que Skip voulait satisfaire l’exigence des consommateurs.
« Tous les enfants ont le droit à un monde meilleur ». L’étendard de Skip, dans sa nouvelle croisade pour la préservation de l’environnement et l’avenir heureux des générations futures sonne comme une belle lapalissade. Qui ne voudrait pas un avenir meilleur pour nos enfants ?

Tout ici dans le discours semble exagéré et invite à penser que Skip est très avancé sur la réduction de ses impacts environnementaux. Ce qui n’est pas le cas.

> Fondements

1-1.1 La publicité ne doit pas tromper le public sur la réalité des actions de l‘annonceur en faveur du développement durable, ni sur les propriétés de ses produits et services en la matière / Recommandation Développement durable (2003)

2-1. La publicité doit proscrire toute déclaration de nature à tromper directement ou indirectement le consommateur sur la réalité des avantages ou propriétés écologiques des produits ainsi que sur la réalité des actions que l’annonceur conduit en faveur de l’environnement / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

2-3. La publicité ne peut recourir à des démonstrations ou à des conclusions scientifiques relatives à l’environnement qui ne seraient pas conformes à des travaux scientifiques reconnus / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

1-1.5 Toute allégation ou représentation publicitaire comme toute utilisation d‘un signe ou d‘un symbole dans la publicité doivent pouvoir être justifiées par l‘annonceur / Recommandation Développement durable (2003)

La publicité induit en erreur par la composition graphique ( images et couleurs )

La publicité est construite sur une histoire, à partir d’un pop-up book, ces livres qui quand on les ouvre déplient des images en trois dimensions. Nous y voyons, au fur et à mesure des pages, une bouteille de lessive dans un décor nature de montagnes et de fleurs, un écosystème de marre avec une grenouille souriante sur un nénuphar, avec le niveau d’eau qui remonte quand la voix off nous indique qu’il faut trois moins d’eau pour fabriquer la lessive, un petit jardin de maison avec des poules qui picorent, un hérisson qui s’apprête à traverser une route devant un camion, et enfin la bouteille de lessive sur un fond de forêt avec un gros soleil au centre.

Tout est bien dans le meilleur des mondes, c’est en substance le message imagé qui nous est transmis. La petite bouteille de Skip n’a pas d’impact sur la nature et sa biodiversité. Cependant, en attirant l’attention sur la réduction de l’emballage et en tirant des conséquences à l’avantage du produit, c’est toute une liste d’omissions qui ne sont pas visibles.

En effet, prendre moins d’eau à la source est une avancée qu’on ne peut que saluer. Mais qu’en est-il des pollutions sur l’eau après utilisation ?

> Fondements

1-1.1 La publicité ne doit pas tromper le public sur la réalité des actions de l‘annonceur en faveur du développement durable, ni sur les propriétés de ses produits et services en la matière / Recommandation Développement durable (2003)

2-12. Le choix des signes ou des termes utilisés dans la publicité, ainsi que des couleurs qui pourraient y être associées, ne doit pas suggérer des vertus écologiques que le produit ne possèderait pas / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

La publicité affirme quelque chose de vague ou sans preuve

Comme formulé dans le premier point, l‘allégation sur la réduction de l’eau nécessaire à la fabrication de la lessive n’est pas justifiée. Le chiffre de réduction par trois est vague.

> Fondements

1-1.1 La publicité ne doit pas tromper le public sur la réalité des actions de l‘annonceur en faveur du développement durable, ni sur les propriétés de ses produits et services en la matière / Recommandation Développement durable (2003)

1-1.5 Toute allégation ou représentation publicitaire comme toute utilisation d‘un signe ou d‘un symbole dans la publicité doivent pouvoir être justifiées par l‘annonceur / Recommandation Développement durable (2003)

2-2. L’annonceur doit être en mesure de produire tous les éléments propres à justifier ses allégations, indications ou présentations publicitaires / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

2-3. La publicité ne peut recourir à des démonstrations ou à des conclusions scientifiques relatives à l’environnement qui ne seraient pas conformes à des travaux scientifiques reconnus / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

2-7. L’annonceur devra indiquer en quoi le produit présente les qualités qu’on lui attribue et éventuellement dans quel contexte / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

2-10. L’annonceur ne peut se prévaloir, dans une action en faveur de l’environnement, d‘une supériorité ou d’une antériorité qui ne reposerait pas sur des faits objectivement vérifiables / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

La publicité surestime ou exagère le côté réellement vert du produit / société / service

Dans son ensemble, le texte et l’image nous entraînent dans le monde merveilleux de Skip qui a réduit ses impacts sur l’environnement, grâce à la formule trois plus concentrée. Les grenouilles et les hérissons sont heureux. Les enfants peuvent donc aspirer à un monde meilleur, avec une lessive qui ne garantit rien sur sa propreté.

La publicité paraît ainsi donner une garantie complète d’innocuité dans le domaine de l’environnement, exagérant ainsi le bénéfice environnemental.

D’autres lessives, écolabellisées ou dépassant nettement ces conditions existent sur le marché. Par rapport à des lessives de même type, Skip se distingue abusivement en utilisant l’argument écologique.

> Fondements

2-6. La publicité ne doit pas donner ou paraître donner une garantie totale ou complète d’innocuité dans le domaine de l’environnement, lorsque les qualités écologiques du produit ne concernent qu’un seul stade de la vie du produit ou qu’une seule de ses propriétés / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

2-9. L’allégation ne doit pas induire une fausse supériorité et/ou permettre à un produit de se distinguer abusivement d’autres produits similaires ou possédant des caractéristiques analogues en ce qui concerne leur contribution à la protection de l’environnement / Recommandation arguments écologiques (Oct. 1998)

Note globale

OIP
1.6

Internaute 1.6

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La publicité induit en erreur par les mots employés

OIP
1.0

Internaute 1.7

La publicité induit en erreur par la composition graphique ( images et couleurs )

OIP
1.0

Internaute 1.4

La publicité affirme quelque chose de vague ou sans preuve

OIP
1.0

Internaute 1.4

La publicité surestime ou exagère le côté réellement vert du produit / société / service

OIP
1.0

Internaute 0.8

La publicité met en scène des comportements contraires aux exigences de protection de l'environnement

OIP
4.0

Internaute 2.5

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Derniers commentaires

  1. Commentaire de antovador, le 15 juillet 2009 - Note : 1.0

    Segio60, je ne crois pas qu’il faut être naîf á ce point d’avaler tout et n’importe quoi, á vous croire c’est comme si l’OIP était á la solde de Greenpeace, ce qui n’est pas le cas. De plus personnellement je sais par expérience que l’on fait dire au ministère de l’environnement ce que souhaitent entendre certains, le ministère de l’environnement fait partie d’un gouvernement et nous savons tous qu’un gouvernement peut mentir au peuple ce qui sous-entend qu’il ne sert pas toujours le peuple sinon des intérêts politico-économiques de minorités de personnes.

  2. Commentaire de sergio60, le 27 juin 2009 - Note : 4.6

    La position manichéenne de l’OIP encensant les lessives écolabellisées ou issues de la chimie verte et jetant le discrédit sur une lessive concentrée comme Skip Petit et Puissant n’est pas à son honneur. D’autant plus que Skip Petit et Puissant a été reconnu publiquement comme un exemple à suivre en termes d’écoconception par l’ADEME ie au sein même des Ministères de l’Environnement et de la Recherche.

    En étant outrancièrement négatifs pour le plaisir de « casser » des spots publicitaires qui par nature sont réducteurs et destinés à séduire (comme un entretien d’embauche ou un premier rendez vous galant), vous ne servez pas votre cause. Dommage.

  3. Commentaire de Dillinger, le 18 juin 2009 - Note : 0.4

    Infantilisation des adultes et instrumentalisation des enfants pour asséner un argumentaire aussi grotesque que fallacieux… Une bonne pub, quoi.
    « Tous les enfants ont droit à un monde meilleur » Suite au Procès de l’environnement – qui devrait se tenir d’ici peu de temps – Unilever sera en bonne position sur l’échafaud.

  4. Commentaire de Nessy, le 12 juin 2009 - Note : 0.0

    Utiliser la voix d’un enfant pour délivrer un message faux sur leur avenir est inqualifiable. Honte sur sur ceux qui utilisent la sensibilité maternelle et paternelle à des fins trompeuses et uniquement marchandes en dépit de toute morale ! Un produit lessiviel dont on ne connait pas l’impact sur la peau (peut-il rester des traces sur les vêtements sans danger ?), sur l’environnement, sur l’eau, peut-il prétendre à garantir un meilleur monde aux générations à venir ?
    Moins d’emballage et peut-être moins d’énergie non renouvelable dépensés en transport sont-ils des arguments suffisants face à la pollution de l’eau ? Encore faudrait-il quantifier sérieusement.

  5. Commentaire de cani, le 22 mai 2009 - Note : 0.8

    Il ne faut effectivement pas oublier que le principal composant des lessives étant les agents de charge, les lessiviers ne « concentrent » pas leur lessive, ils se contentent d’économiser en la « diluant » moins. Si l’on y gagne peut être (?) du côté de l’eau, des phosphates, des emballages (encore faudrait-il disposer de chiffres à ce sujet et connaître les compositions exactes des produits), ce sont bien les lessiviers les gagnants car ils peuvent ainsi profiter de l’ « argument écolo » pour proposer un produit qui coûte moins en production… à un prix plus élevé à la vente!
    Pourquoi ne pas simplement obliger les entreprises à indiquer la composition exacte de leur produits et limiter pour tous le pourcentage d’agents de charge ?

  6. Commentaire de wwf, le 15 mai 2009 - Note : 1.6

    Sergio 60 reprend en copié collé le texte de Miss, à 15 min d’intervalle. Nous le retirons donc de la discussion .

    Bien cordialement,

  7. Commentaire de Zap-pas, le 7 mai 2009 - Note : 0.0

    Augmentation du poids des lessives liquides, hausse des ventes en promotion, le marché des lessives perd de la valeur d’année en année. Les lessives spéciales ne rattrapent en rien cette perte, plus touchées encore que les généralistes. Seules les lessives bébé et les lessives écologiques s’en sortent. Dans ce contexte,les marques restent très actives voir agressives en utilisant TOUT cet attirail et c’est pourquoi nous avons un spot avec une voix  » off » de « bébé » sur un fond vert… c’est ce qui se vend en ce moment et c’est le marché !!!

    Une sale façon de blanchir …

    Ps: Ne tombez pas dans le pièges des arguments… le fond et la forme n’y sont pas.
    Greendirtywashing !!!

  8. Commentaire de sergio60, le 26 avril 2009 - Note : 4.6

    J’ai aussi entendu l’intervention de l’Observatoire Independant de la Publicité lors de l’émission « Service Publique » sur France Inter du 17 avril. Notamment l’interview d’une internaute anonyme de l’OIP prenommée Elsa. Ses propos sur la présence de phosphates dans Skip sous entendent que Skip est dans l’illegalité, ce qui n’est pas le cas (il aurait simplement suffi de lire l’etiquette). Puis la tirade d’Elsa laissant croire que Skip concentrait les produits principalement pour augmenter ses profits me semble d’une mauvaise foi militante pathetique. Surement qu’il y a eu des economies faites vu qu’il y a moins d’emballage, moins de camions etc , mais je pense que concentrée, la formule doit etre plus chere, que developper des formules concentrées represente des couts de recherche, que changer les habitudes des consommateurs en faveur de l’environnement doit demander de gros investissements publicitaires. Et donc que tout n’est pas aussi noir qu’Elsa le dit.

    Et que l’Observatoire Independant de la Publicité cautionne la pratique du temoignage militant anonyme sur une antenne radio de grande ecoute et surtout sans donner la parole à la marque incriminée me parait incompatible avec le combat éthique mené. Dommage.

  9. Commentaire de sergio60, le 24 avril 2009 - Note : 4.6

    Dans le domaine des lessives, cette publicité me parait abordable, simple et pas trop pipeau. Sachant aussi qu’une pub est faite pour vendre, pas pour préparer une agrégation en science de la nature.
    Mais pourquoi Skip n’a t-il pas le logo Ecolabel ?
    Un refus de principe ? Je n’en vois pas l’interet. Je me suis donc plongée sur les criteres de l’ Ecolabel pour les lessives ; ils se focalisent beaucoup sur la composition des produits et les ecorecharges mais je n’ai rien vu sur l’empreinte carbone ou l’efficacité de lavage a basse temperature dont on entend beaucoup parler. Désolé de briser le rêve mais je ne suis vraiment plus sure que les “produits ecolabellises” soient une garantie pour le consommateur de produits moins polluants et que l’ecolabel soit la panacée.
    Autre reve brisé: je croyais qu’ecolabel rimait avec éthique. Et que vois-je ?
    Partout des lessives avec ecolabel qui s’autoproclament “produit ecologique”. Et comme le dit l’OIP, pour moi aussi, une lessive ne peut pas etre ecologique dans l’absolu. Le “green washing” sevit donc a gogo sur les lessives ecolabellisées et pire encore avec la bénédiction des organismes qui certifient l’ecolabel.
    Meme si je trouve ca dommage, je peux donc comprendre qu’une lessive comme Skip se dispense de l’Ecolabel si elle a d’autres arguments écologiques simples et tangibles à mettre en avant.

  10. Commentaire de miss, le 22 avril 2009 - Note : 4.6

    Dans le domaine des lessives, cette publicité me parait abordable, simple et pas trop pipeau. Sachant aussi qu’une pub est faite pour vendre, pas pour préparer une agrégation en science de la nature.

    Mais pourquoi Skip n’a t-il pas le logo Ecolabel ?

    Un refus de principe ? Je n’en vois pas l’interet. Je me suis donc plongée sur les criteres de l’ Ecolabel pour les lessives ; ils se focalisent beaucoup sur la composition des produits et les ecorecharges mais je n’ai rien vu sur l’empreinte carbone ou l’efficacité de lavage a basse temperature dont on entend beaucoup parler. Désolé de briser le rêve mais je ne suis vraiment plus sure que les « produits ecolabellises » soient une garantie pour le consommateur de produits moins polluants et que l’ecolabel soit la panacée.

    Autre reve brisé: je croyais qu’ecolabel rimait avec éthique. Et que vois-je ?
    Partout des lessives avec ecolabel qui s’autoproclament « produit ecologique ». Et comme le dit l’OIP, pour moi aussi, une lessive ne peut pas etre ecologique dans l’absolu. Le « green washing » sevit donc a gogo sur les lessives ecolabellisées et pire encore avec la bénédiction des organismes qui certifient l’ecolabel.

    Meme si je trouve ca dommage, je peux donc comprendre qu’une lessive comme Skip se dispense de l’Ecolabel si elle a d’autres arguments écologiques simples et tangibles à mettre en avant.

  11. Commentaire de ouais, le 21 avril 2009 - Note : 5.0

    Je ne comprends pas les commentaires polémiques autour de cette publicité. Vendre un produit plus concentré, c’est forcément, à efficacité égale, distribuer de plus petites bouteilles qui utilisent donc moins d’emballages et qui facilitent leur transport. C’est aussi utiliser moins d’eau lors de la production pour la dilution de la lessive et cela évite justement de transporter de l’eau inutilement… Et tout ça c’est bon pour l’environnement. Et c’est surtout du bon sens. Pourquoi sanctionner cette initiative intéressante ? Effectivement, rien n’est dit sur la lessive en elle même, mais bon, à chaque spot son objectif.

  12. Commentaire de Louisa, le 21 avril 2009 - Note : 1.2

    Dans les mots, pas vraiment de mensonge. En revanche, graphisme et « message » global induisant fortement en erreur : si le produit est effectivement bon pour « un monde meilleur pour nos enfants » (sic) alors il a obtenu un label qui le certifie. Mais ce n’est manifestement pas le cas.

  13. Commentaire de sergio60, le 20 avril 2009 - Note : 4.6

    Il y a toujours cette emphase publicitaire et cette volonté de « toucher » pour vendre mais le commerce a évalué depuis l’époque de la « petite maison dans la prairie ».

    Les phosphates dans les lessives pour le linge sont interdits chez nous depuis 2007, la composition des produits detergents est accessible sur le web depuis quelques annees. Et depuis un an, des répresentants de la société civile ont leur mot a dire sur les pubs télés.

    Tout n’est pas parfait et il ne faut pas etre naif : laver son linge meme avec une lessive ecolabellisée pollue dans l’absolu, mais certaines lessives permettent de polluer moins sous certains aspects.

    Et la pub de Skip a le mérite de communiquer sur ces éléments de façon simple et précise.

  14. Commentaire de MissPanda, le 19 avril 2009 - Note : 1.0

    Le discours est complètement vague, on ne comprends pas vraiment en quoi cette lessive est soi-disant plus « écolo ». Ok elle est 3 fois plus concentrée, mais qu’en est-il de sa composition du coup ? Est-elle encore plus nocive qu’auparavant ?? En tout cas, aucun label écologique n’est présenté, donc visiblement les composants de cette lessive sont chimiques et certainement très nocifs pour l’environnement. Mais comment le savoir ? rien n’est dit dans cette publicité.

    De plus, la couleur verte dominante et le décor très nature induisent en erreur, en faisant penser que le produit est naturel (voire sans danger pour la grenouille ou même biodégradable), ce qui m’étonnerait fortement..

    Ce produit n’a visiblement rien du tout d’écologique.

  15. Commentaire de pimousse3000, le 17 avril 2009 - Note : 1.6

    Ce produit n’est pas du tout vert. De plus, la lessive concentrée existe depuis plusieurs années! On ne fait que repeindre en vert quelque chose qui existait auparavant! Où est « l’éco recharge » (un terme greenwash tiens) sans emballage en dur ?
    De plus, cette lessive contient toujours autant d’agents polluants qu’une autre.

    Bravo au marketting, pour les jolies maquettes, les couleurs les petits animaux et les voix d’enfants.

  16. Commentaire de horizon, le 17 avril 2009 - Note : 0.2

    Hormis le fait que le produit ne contient rien de salutaire pour l’environnement, l’utilisation d’enfants qui lisent un livre très coloré et très « interactif » est vraiment, de la part des fabricants la démonstration de j’ussqu’où ils peuvent aller pour vendre.

  17. Commentaire de lisalex, le 16 avril 2009 - Note : 0.6

    3 fois plus concentré, c’est déjà bien.. qu’en est-il de la composition ? Cette lessive contient-elle des azurants optiques ? des borates ? et de nombreux parfums allergènes…? Moins d’emballage c’est bien, mais le produit n’en reste pas moins dangereux (voir la petite croix au dos du produit…) ? Puisque c’est un produit plus « écologique » : où est passé le label ecolabel européen ?

  18. Commentaire de MISTY, le 15 avril 2009 - Note : 0.0

    TRES POLLUANT, plein de phosphates et emballage inutile!

  19. Commentaire de ALFRED5657, le 10 avril 2009 - Note : 2.2

    Il ne faut pas perdre de vue que l’essentiel de la plupart des produits lessiviels est constitué de ce que l’on appelle « la charge », c’est à dire essentiellement de phosphates dont la nocivité pour le milieu aquatique n’est plus à démontrer. Or ces phosphates n’ont aucun pouvoir lavant et ne sont là que pour faire du volume. Donc si la concentration du produit a consisté à supprimer tout ou partie des phosphates, je dis : bravo. Le problème vient du fait que, secret de fabrication oblige, rien n’est moins sûr puisqu’à aucun moment on ne nous dit vraiment ce qui a changé entre l’ancien et le nouveau SKIP.

    Et si, des fois, c’était pareil chez les autres lessives, notamment celles des marques distributeurs qui sortent des mêmes chaînes de fabrication !!

  20. Commentaire de ecolotwo, le 10 avril 2009 - Note : 0.6

    Si la volonté est de réduire les camions et emballages, pourquoi est-ce que ces mêmes produits existent toujours en grand formats ? Pour chaque parfum, c’est donc 2x plus d’emballages, 2x plus de camions, 2x plus de place dans les rayonnages des magasins…et on voudrait faire croire que c’est plus écologique ? c’est surtout plus rentable pour le fabricant..

  21. Commentaire de Nobodizperfect, le 10 avril 2009 - Note : 1.8

    Skip est 3 x plus concentré ! Donc sont impact direct (rejets) sur l’environnement doit être trois fois plus important, non ? C’est ce que la publicité nous cache, ou omet de nous dire.

    Des enfants (l’avenir selon la pub, mais « la parfaite innocence » selon les publicitaires), de la verdure et des animaux que l’on respecte… Soit, les arguments sont justes : 3 x moins d’emballage, de transport, etc, mais des utilisateurs qui en mettront autant dans leur machine à laver parce qu’ils espèrent un linge « encore plus propre ». Donc impact multiplié.

    Quid de la fabrication du produit ? Les usines ? les détergents utilisés ?

  22. Commentaire de teatropoli, le 9 avril 2009 - Note : 2.2

    La publicité insiste (à 3 reprises) sur l’intérêt écologique de la forte concentration du produit, mais la valeur écologique du produit s’arrête là – rien n’est dit sur la composition du produit.
    Le problème, en ce sens, c’est alors que les décors de nature des pages du livre donnent l’impression d’un produit tout à fait en accord avec la nature. Que, en outre, la musique et la voix enfantines font elles aussi penser à un produit tout à fait inoffensif pour la nature.

  23. Commentaire de robinet, le 9 avril 2009 - Note : 1.2

    Le produit est plus concentré mais la dose utile de produit actif n’est pas forcément moindre. Le client final utilisera plus d’eau à priori.
    L’emballage semble divisé par 3, mais cela ne signifie pas forcément 3 fois moins de camions.
    Le produit actif doit certainement être toujours aussi nocif pour l’environnement. La grenouille a certainement dû mourir dans son étang.

  24. Commentaire de jacquestsf, le 9 avril 2009 - Note : 1.6

    Encore une utilisation abusive de l’écologie pour vendre un produit non écolo, qui plus est en faisant parler un enfant.

  25. Commentaire de antovador, le 9 avril 2009 - Note : 1.0

    si un produit est 3 x plus puissant pourrait-il être 3x plus nocif ? C’est bien beau un produit concentré mais je sais par expérience que beaucoup de personnes ne modifie pas leur dosages pour leur lessive et s’en tiennent á « beaucoup de détergents égale linges plus propres ». 3x moins de camions en théories ça tiens si le produits prends 3x moins de place mais est-ce que cela a été vérifié dans la pratique ? Y a-t-il des sources pour vérifié cette affirmation ? J’en doute personnellement

  26. Commentaire de gilski3000, le 9 avril 2009 - Note : 1.4

    Trois fois concentré, c’est bien si on en met 3 fois moins, mais j’ai un doute sur la taille du bouchon (3 fois plus petit?)

    3 fois moins de camions? pas sur
    3 fois autant de produit chimique, oui puisqu’on l’a juste augmenté en concentration.