Produit vs Message : le cas de la bouteille Volvic

Améliorer un produit qui est très polluant à la base est-il un « mieux » pertinent ou une tentative désespérée de faire survivre un produit que certains voudraient voir disparaitre ? Telle est la grande question du moment dans la communication. La différence de regard entre les professionnels de la communication eux-mêmes des codes de déontologie formulés par l’ARPP est marquée. En fonction de leur sensibilité aux enjeux environnementaux et à la notion de consommation durable, les avis sont partagés.

Doit-on considérer le message pour ce qu’il est ? C’est le rôle de l’ARPP. Indépendamment du produit ? Rien n’est moins sur. L’ARPP n’a pas (encore?) pour mission de considérer le produit en même temps que le message. D’où l’incompréhension des écologistes. Devant une publicité pour un 4×4 hybride, ils se fichent de savoir s’il émet moins de CO2 et que l’annonceur peut donc ainsi se permettre de revendiquer un quelconque argument environnemental. Pour eux, réduire le poids d’un véhicule est l’idée première, avant de rouler dans un 2 tonnes qui fonctionne en partie à l’électricité et qui rejette 250 gr/CO2 par km (on pensera au Lexus), soit 2,5 fois plus qu’une petite voiture.

Dernièrement, la marque Volvic a présenté une bouteille fabriquée avec 20% de plastique issus de la canne à sucre. Le débat est relancé.

« La filière du « bioplastique » – représentée par Pascal Bastien, le président de Vegetal & Mineral Water SAS, une PME de Champagne-Ardenne) – travaille à produire un plastique à base de résines végétales, totalement biodégradable. Ulcéré par ce qu’il considère comme de la publicité mensongère, son représentant a alerté l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP). Danone assure qu’elle a travaillé en collaboration avec l’ARPP pour élaborer sa campagne et n’avoir, depuis, reçu aucun signalement émanant de l’autorité.«  Suite sur le site d’informations RUE89

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