Le marketing « responsable », WTF

Marketing

Les années fastes du greenwashing sont passées (2007-2012). Même si les pratiques se poursuivent toujours dans une certaine mesure, les annonceurs et publicitaires ont globalement pris peur de parler d’environnement dans la publicité. Le sujet montant alors a porté sur le packaging des produits, dont le contrôle par l’Autorité de Régulation Professionnel de la Publicité ne pouvait être assuré (problème de périmètre). Exemples : nom de marque, pictogramme vert, utilisation de mots clés en rapport avec l’environnement. Alors beaucoup d’organismes se sont tournés vers ce fameux marketing, centrés sur le produit et pondent des rapports, des livres blancs plein de bons exemples … et de mauvais. Focus sur le livre blanc « Réussir avec un marketing responsable : les recettes gagnantes« .

« Réussir avec un marketing responsable : les recettes gagnantes »

La plateforme Réussir avec un marketing responsable a été conçue à l’initiative d’Elizabeth Pastore-Reiss, Greenflex-Ethicity, et David Garbous, directeur marketing stratégique de Fleury Michon, avec le soutien de l’ADEME, en partenariat avec l’Union des annonceurs (UDA), Prodimarques, l’Adetem (l’association des professionnels du marketing) et la chaire RSE Audencia/SciencesCom.

>> Télécharger le livre blanc

Skip, la réduction du packaging, mais pas d’amélioration de la composition

Objectif de ce livre blanc ? Montrer des exemples de pratiques de modifications de produits de marques, qui permettent à la fois d’offrir une nouvelle proposition de valeur et de réduire en partie leur impact environnemental. On voit bien qu’il y a quelques exemples intéressants d’améliorations importantes comme Ecover, Le Chat ou Rainett (qui a même sorti une gamme Craddle to Craddle).

Le soucis, c’est que dans le même document, on nous présente des exemples ou la réduction d’un impact environnementale cache à notre sens l’essentiel. L’exemple de Skip, page 22, est éloquent. La réduction de la taille du packaging, permettant de faire des économies de matières, donc de transport, donc d’énergie et donc financière pour l’entreprise. Cette stratégie de win-win masque en réalité un des impacts principaux de ce type de produit: la pollution de l’eau par les éléments qui le composent. Pour nous faire gagner du temps, nous vous renvoyons vers l’article que nous avions écris à ce sujet, en 2009, Skip : un concentré d’ommision.

C’était il y a 6 ans et pourtant, on retrouve cet égarement dans un document actuel (fin 2014), par des institutions qui ont pignons sur rue.

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